La vérité

Posted by Après Cours | septembre 25, 2014 0

La vérité (n’)est, au sens classique, (qu’)un prédicat attribuable à un jugement. Les choses elles-mêmes n’ont pas à être vraies ou fausses, elles se contentent d’être. Seuls les jugements peuvent être dits vrais ou faux – le jugement vrai se définissant alors comme adéquation entre la pensée et le réel (adequatio rei intellectus).

Quelles sont les conditions permettant de produire cet accord ? De quelle nature sont les obstacles à l’établissement d’un jugement vrai ? Sont-ils seulement contingents, et donc toujours dépassables ? Ou appartiennent-ils au contraire à la nature même du sujet, de l’objet, du jugement ?

Observation liminaire : toutes les vérités ne sont pas du même ordre. On s’interrogera sur ce qui distingue en particulier :

– Vérité scientifique
– Vérité historique
– Vérité psychologique
– Vérité morale

Nous serons alors amenés à questionner la nature spécifique d’une vérité philosophique. On prendra ici appui sur la distinction Humienne entre les « vérités de raison » et les « vérités de fait » (présentation simple et limpide du texte par Simone Manon). Celle-ci nous permettra de caractériser deux positions philosophiques fondamentales : le dogmatisme et le scepticisme.

 

Tous les objets de la raison humaine ou de nos recherches peuvent se diviser en deux genres, à savoir les relations d’idées et les faits. Du premier genre sont les sciences de la géométrie, de l’algèbre et de l’arithmétique et, en bref, toute affirmation qui est  intuitivement ou démonstrativement certaine. Le carré de l’hypoténuse est égal à la somme des carrés des deux autres côtés, cette proposition exprime une relation entre ces figures. Trois fois cinq est égal à la moitié de trente exprime une relation entre ces nombres. Les propositions de ce genre, on peut les découvrir par la seule opération de la pensée, sans dépendre de rien de ce qui existe dans l’univers. Même s’il n’y avait jamais eu de cercle ou de carré dans la nature, les vérités démontrées par Euclide conserveraient pour toujours leur certitude et leur évidence.
Les faits, qui sont les seconds objets de la raison humaine, on ne les établit pas de la même manière ; et l’évidence de leur vérité, aussi grande qu’elle soit, n’est pas d’une nature semblable à la précédente. Le contraire d’un fait quelconque est toujours possible, car il n’implique pas contradiction et l’esprit le conçoit aussi facilement et aussi distinctement que s’il concordait pleinement avec la réalité. Le soleil ne se lèvera pas demain, cette proposition n’est pas moins intelligible et elle n’implique pas plus la contradiction que l’affirmation : il se lèvera. Nous tenterions donc en vain d’en démontrer la fausseté. Si elle était démonstrativement fausse, elle impliquerait contradiction et l’esprit ne pourrait jamais la concevoir distinctement. Enquête sur l’entendement humain. 1748. trad. A Leroy

Rencontre avec un sceptique : Pyrrhon

La question du critère de l’idée vraie

La vérité contre les préjugés

Platon : L’allégorie de la caverne

Le projet cartésien comme recherche d’une vérité fondamentale : introduction aux Méditations philosophiques.

Le réel nous est-il accessible ?

Rationalistes et empiristes

Kant et l’avènement de la pensée critique.

Pierre Duhem : Le conventionnalisme en sciences.

Conclusion et ouverture :

« Matière et esprit »

« Le vivant peut-il faire l’objet d’une connaissance scientifique ? » (à venir)

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